Il parait que les poussées de RCH sont plus ou moins provoquées par l'environnement de la personne prédisposée à être malade.
De la même manière les récidives d'inflammation du réservoir peuvent être conditionnées par le stress.
Alors, on pourrait penser que je suis quelqu'un de super méga giga stressée, vu le nombre d'épisodes inflammatoires que je suis capable de faire en un temps record. Eh bien non. Du moins, je n'ai pas cette impression, mais alors pas du tout. Je me vois comme quelqu'un de zen, relativement peu atteinte par les coups de la vie. J'essaie de croire en ma carapace. Au point que je ne sens même plus la situation de stress m'envahir. J'ai l'impression, sans doute fausse, que le stress glisse sur moi comme la pluie sur les vitres. Sauf que ma vitre à moi, elle doit avoir une sacrée fuite...
Après de multiples interrogations sur moi même, après de multiples poussées inflammatoires en tous genres, après des centaines d'heures de réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion suivante : je dois absorber le stress avant qu'il n'apparaisse, et n'ait le temps de s'évacuer. Avant même que j'ai le temps de l'analyser comme une situation de stress. D'ailleurs, je crois que je n'ai plus stressé depuis mes derniers oraux... ce qui est certainement erroné... En tous cas, je crois que c'est mon dernier stress conscient (la maladie mise à part, bien entendu).
Capter le stress comme une éponge absorbe l'eau, et gonfle, gonfle à l'intérieur, jusqu'à l'explosion, jusqu'à l'implosion.
De cette manière, toutes les énergies négatives provoquées par les petites contrariétés de la vie de tous les jours s'accumulent à l'intérieur pour ne plus ressortir que sous la forme d'une grosse atteinte qu'elle soit poussée inflammatoire ou passages à vide proches de la dépression.
Alors quelles sont les solutions pour extérioriser un peu les contrariétés de la vie quotidienne, et éviter qu'elles ne deviennent causes de maladies ?
J'ai constaté que quand je faisais du sport régulièrement, il y a plusieurs années, je n'étais pas malade. Peut être que l'explosion d'énergie au moment de l'effort faisait s'éparpiller le stress accumulé dans l'éponge. Faudrait que je pense à m'y remettre, doucement, mais sûrement, pour voir si cette activité provoque un mieux.
Quand j'étais à l'hôpital, j'ai fait une séance de sophrologie, juste avant ma proctectomie. Ça avait été efficace, puisque je suis allée à l'intervention détendue, et je me suis réveillée détendue aussi, avec les mêmes images positives que celles qui m'ont fait me détendre avant l'instant T. D'ailleurs, soit dit en passant, je ne peux que conseiller cette méthode à toutes les personnes en passe d'être opérées. Sur moi, ca a vraiment marché, et pourtant je n'y croyais guère.
On m'a conseillé l'hypnose aussi... mais je n'ai pas osé.
Quid des antidépresseurs et autres drogues censées faire se sentir mieux ? Force est de constater que depuis environ trois semaines que j'ai commencé, j'ai moins de selles par jour... peut être ont ils une action sur l'activité intestinale ? Je n'en sais rien, je ne connais pas les données scientifiques. Mais je constate.
Quid de l'efficacité des séances de psychanalyse ? Je suis suivie depuis plusieurs années. Mon psy a vu l'évolution de ma maladie, et n'a pu la prévenir... ni a fortiori, la guérir... pourtant, il était absent le mois dernier, et j'étais moins bien. Moralement, je m'y attendais, mais physiquement aussi et ce fut une surprise de voir que tout entrait à peu près dans l'ordre quand j'ai repris les séances. Faut dire que c'est pas facile de traquer une chose dont on ignore tout...
Je ne dis pas que la RCH est une maladie psychosomatique. Mais si vous avez des solutions miracles, pour faire en sorte d'être bien dans sa tête, et bien dans son corps, je suis preneuse.