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Je viens de subir une chirurgie lourde et éprouvante, suite à une recto-colite hémorragique, une maladie chronique de l'intestin. Ce blog a pour objet de faire partager les différents sentiments, les centaines de questions que j'ai pu me poser depuis l'aggravation de la maladie. Je ne suis pas médecin, et ne détiens aucune autre connaissance que celle que mon expérience propre m'a permis de vivre. Puisse ce recueil de pensées, de questions, de doute, d'état d'âme et d'espoir être utile à d'autre

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De la gestion du stress

Il parait que les poussées de RCH sont plus ou moins provoquées par l'environnement de la personne prédisposée à être malade.

De la même manière les récidives d'inflammation du réservoir peuvent être conditionnées par le stress.

Alors, on pourrait penser que je suis quelqu'un de super méga giga stressée, vu le nombre d'épisodes inflammatoires que je suis capable de faire en un temps record. Eh bien non. Du moins, je n'ai pas cette impression, mais alors pas du tout. Je me vois comme quelqu'un de zen, relativement peu atteinte par les coups de la vie. J'essaie de croire en ma carapace. Au point que je ne sens même plus la situation de stress m'envahir. J'ai l'impression, sans doute fausse, que le stress glisse sur moi comme la pluie sur les vitres. Sauf que ma vitre à moi, elle doit avoir une sacrée fuite...

Après de multiples interrogations sur moi même, après de multiples poussées inflammatoires en tous genres, après des centaines d'heures de réflexion, j'en suis arrivée à la conclusion suivante : je dois absorber le stress avant qu'il n'apparaisse, et n'ait le temps de s'évacuer. Avant même que j'ai le temps de l'analyser comme une situation de stress. D'ailleurs, je crois que je n'ai plus stressé depuis mes derniers oraux... ce qui est certainement erroné... En tous cas, je crois que c'est mon dernier stress conscient (la maladie mise à part, bien entendu).

Capter le stress comme une éponge absorbe l'eau, et gonfle, gonfle à l'intérieur, jusqu'à l'explosion, jusqu'à l'implosion.

De cette manière, toutes les énergies négatives provoquées par les petites contrariétés de la vie de tous  les jours s'accumulent à l'intérieur pour ne plus ressortir que sous la forme d'une grosse atteinte qu'elle soit poussée inflammatoire ou passages à vide proches de la dépression.

Alors quelles sont les solutions pour extérioriser un peu les contrariétés de la vie quotidienne, et éviter qu'elles ne deviennent causes de maladies ?

J'ai constaté que quand je faisais du sport régulièrement, il y a plusieurs années, je n'étais pas malade. Peut être que l'explosion d'énergie au moment de l'effort faisait s'éparpiller le stress accumulé dans l'éponge. Faudrait que je pense à m'y remettre, doucement, mais sûrement, pour voir si cette activité provoque un mieux.

Quand j'étais à l'hôpital, j'ai fait une séance de sophrologie, juste avant ma proctectomie. Ça avait été efficace, puisque je suis allée à l'intervention détendue, et je me suis réveillée détendue aussi, avec les mêmes images positives que celles qui m'ont fait me détendre avant l'instant T. D'ailleurs, soit dit en passant, je ne peux que conseiller cette méthode à toutes les personnes en passe d'être opérées. Sur moi, ca a vraiment marché, et pourtant je n'y croyais guère.

On m'a conseillé l'hypnose aussi... mais je n'ai pas osé.

Quid des antidépresseurs et autres drogues censées faire se sentir mieux ? Force est de constater que depuis environ trois semaines que j'ai commencé, j'ai moins de selles par jour... peut être ont ils une action sur l'activité intestinale ? Je n'en sais rien, je ne connais pas les données scientifiques. Mais je constate.

Quid de l'efficacité des séances de psychanalyse ? Je suis suivie depuis plusieurs années. Mon psy a vu l'évolution de ma maladie, et n'a pu la prévenir... ni a fortiori, la guérir... pourtant, il était absent le mois dernier, et j'étais moins bien. Moralement, je m'y attendais, mais physiquement aussi et ce fut une surprise de voir que tout entrait à peu près dans l'ordre quand j'ai repris les séances. Faut dire que c'est pas facile de traquer une chose dont on ignore tout...

Je ne dis pas que la RCH est une maladie psychosomatique. Mais si vous avez des solutions miracles, pour faire en sorte d'être bien dans sa tête, et bien dans son corps, je suis preneuse.



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G
oui exactement, c'est après que l'on se dit "ce n'était pas si terrible après tout" :)
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A
<br /> Et c'est déjà trop tard : l'intestin a trinqué...<br /> <br /> <br />
G
Oui, la difficulté vient du fait que l'on ne maitrise pas tous les paramètres... notamment au niveau professionnel, il y a des moments ou l'on ne peut pas lâcher, c'est ainsi. La seule possibilité consiste à relativiser, mais ce n'est pas toujours facile !
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A
<br /> Oui la relativité aide pas mal, mais il faut souvent avoir déjà dépassé le moment pour réussir à relativiser...<br /> <br /> <br />
F
Oui c'est ce qu'il faut faire ,c'est un bon plan ..
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A
<br /> Facile à dire (rire)<br /> <br /> <br />
G
Dans mon cas précis, je suis arrivé à la conclusion que les épisodes de stress (dans mon cas, stress du au contexte professionnel) sont étroitement liés à mes poussées. <br /> La première vraie poussée est arrivée suite à un changement de travail où je devais faire face à des tâches sur lesquelles je me sentais démuni, les nouvelles poussées ont pour l'instant l'air de survenir dans le mois suivant un épisode de stress intense.<br /> Je pense que le stress n'est pas un facteur provoquant la maladie mais l'amplifiant, en d'autres termes on ne devient pas malade parce qu'on est stressé mais on porte la maladie qui est révélée par le stress.<br /> Pour l'instant je n'ai pas trouvé de "technique" pour gérer ce stress professionnel, si ce n'est me "blinder" en maitrisant au maximum ce que l'on me demande de faire. Si vous avez des techniques je suis preneur :)
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A
<br /> Je crois que nous avons tous plus ou moins des liens visibles entre notre maladie et la vie que nous menons et qui nous malmène parfois quotidiennement, sans que cela ne nous paraisse anormal.<br /> Reste maintenant à faire établir scientifiquement le lien stress/poussées... et je crois que ce n'est pas une mince affaire.<br /> <br /> Guillaume, le seul conseil que je peux te donner, c'est "écoute toi, écoute ton corps et ne le maltraite pas". Quand il est fatigué, repose le, quand il est stressé, détends le, et quand il est en<br /> forme, fonce ! ;)<br /> <br /> <br />
E
je suis peut-être un peu plus sensible en ce moment, car je suis en pleine poussée !! qui sait !!<br /> c'est bizarre, j'ai vraiment l'impression d'être enfin "comprise" en lisant ton blog... moi aussi je fais (souvent d'ailleurs) la grève du Pentasa ! c'est tellement bête, c'est vrai, ce n'est que des petites granules, mais je pense que c'est le fait de me voir à 23 ans avec des médicaments à vie, comme une grand-mère !! je supporte assez mal... donc quand je vois que le sang reviens, je les reprends... mais bon un peu tard !! ;-)<br /> et le fait que les gens ne comprennent pas forcément la fatigue qu'on peut ressentir durant les crises ! comme si on en rajoutait quoi...<br /> j'avais une question, si ça ne te dérange pas. en as-tu parlé à ton travail, de la RCH ? moi j'ai plus ou moi été obligée, vu les arrêts que j'ai eu, de le dire à mon chef, et à mes collègues proches... mais bizarrement quand j'en ai parlé, j'ai transformé ça en maladie chronique... de l'estomac !! (p***** de sujet tabou...) ça me fait rire, parce que c'est pas honteux, mais j'arrive toujours pas au bout de 5 ans à dire aux gens que j'ai une maladie du colon... !
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A
<br /> Ho comme je sais ce que tu ressens Estelle, avec tes petites granules, 3 fois par jour... et comme je sais comme c'est facile de vouloir sauter une prise puis deux...J'avais ton âge, à peu près,<br /> quand j'ai commencé le pentasa... Mais comme tu as pu le lire dans mon blog, je crois que vraiment, c'est un médicament dont il ne faut pas sous estimer le pouvoir. Surtout essaie d'être régulière<br /> dans sa prise. Essaie de te dire que ca vaut la peine. Si tu savais comme je regrette ce comportement de rejet du pentasa.. Je ne peux que te conseiller de ne pas céder à la tentation de te dire<br /> que tiens, aujourd'hui, ca va mieux, j'en prends pas !<br /> <br /> Tu veux savoir si j'ai parlé de ma maladie à mon travail. En fait, je suis profession libérale, mais j'ai quand même une patronne. Je ne me suis jamais arrêtée, avant la grosse poussée d'il y a un<br /> an et demi. Mais par contre, il a quand même fallu que j'explique pourquoi j'étais toujours  fatiguée et dérangée... Donc j'ai dit comme toi, en minimisant, que j'étais atteinte d'une maladie<br /> chronique, pas grave, mais ennuyeuse en poussée... Et puis je ne suis pas trop entrée dans les détails. Par contre, quand j'ai été vraiment atteinte, en avril 2007, là je suis entrée davantage dans<br /> le détail, pour bien qu'on comprenne que cette fois, ca risquait d'être plus grave que prévu.<br /> <br /> Je suis en train d'écrire un article sur le boulot et la maladie. A suivre, donc.<br /> <br /> <br />