Ca y est, cette fois, j'en ai eu une. Une pochite. Une vraie. J'ai cru que la maladie recommençait. Faux besoins, diarrhées fréquentes et urgentes...
J'appelle l'hôpital. Personne. J'attends, ca va peut être passer tout seul. J'augmente les doses de probiotiques. La dernière fois, ca avait marché. Pas cette fois-ci.
Je me rends au service. Sans rendez-vous. J'en ai assez. Bien que je m'attendais à faire une pochite, comme 60 % des personnes opérées, j'espérais que je ferais partie des 40 % restant qui n'en ont pas. Pourquoi pas après tout... Pourquoi ?
Ces symptômes sont bien ceux de l'inflammation de réservoir redoutée. Pas d'hémorragie. C'est déjà bien.
Je quitte l'hôpital sans avoir passé d'endoscopie, soulagée d'avoir évité cette épreuve et avec une prescription de 3 semaines d'antibiotiques (Flagyl®).
Trois semaines, c'est long. Ca m'effraie un peu.
"Docteur, quels sont les effets secondaires ?
- nausées, douleurs abdominales, vomissements. Mais je ne voulais pas vous en parler ! il se peut que vous ne les développiez pas, dit-elle le sourire aux lèvres, un brin ironique.
- Ha oui, dis-je faussement naïvement, il se peut que je ne les développe pas !"
Au bout de trois jours, je me sens mieux. Les diarrhées se sont espacées, je n'ai plus d'urgence. Oui mais les effets secondaires, eux, sont de plus en plus présents. Goût métallique infâme en bouche, nausées matinales fortes, de plus en plus fortes. Et qui durent de plus en plus longtemps...
Mais aussi étourdissements, baisse de tension, grande fatigue...
Au bout de deux semaines, c'est la totale ! A tout ces symptômes s'ajoutent la goutte d'eau qui fait déborder le vase : la diarrhée ! C'est le serpent qui se mord la queue... les antibiotiques sont pris pour calmer la diarrhée, et la revoilà plus vivace que jamais, plus urgente que jamais. Je me salis toutes les nuits, plusieurs fois par nuit. J'en suis à douze selles par jour...
Je rappelle l'hôpital. Il reste 4 comprimés d'antibio à prendre. J'en serai dispensée.
J'ai peur, très peur à ce moment là.
Suis-je en train de faire une simple réaction aux antiobiotiques ou la maladie a-t-elle décidé de venir coûte que coûte à bout de moi ? Les pochites récidivantes existent, et peuvent devenir chroniques, et alors les opérations subies n'auraient servi à rien... il faudrait envisager peut-être une stomie définitive....
STOP !
Attendons avant de s'alarmer et de pousser la réflexion à la dépression, de voir si cette diarrhée n'est pas que la saturation du remède.
La nausée s'évanouit peu à peu. Trois jours plus tard, je ne l'ai plus.
La diarrhée passe aussi, peu à peu.
Reste seulement aujourd'hui le goût métallique qui s'estompe aussi.
Ma pochite n'est donc pas résistante aux antibiotiques. OUF. J'ai perdu trois kilos...