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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 11:06

banniere

 

Comme le temps passe, c'est dingue ! Déjà mes quatrièmes voeux publics !!

 

Je vous souhaite en ce début d'année le meilleur, une bonne santé, des joies, de l'amour, de la vie, de l'espoir, et des bonnes surprises, et tutti quanti.

 

Voilà, ça, c'est fait...

 

Je n'aime pas beaucoup les voeux, non que je n'aime pas que l'on ait à mon égard des douces pensées pour l'année à venir, ou que je ne veuille pas exprimer aux autres d'agréables souhaits, mais plutôt que certains bons voeux deviennent douloureux à recevoir, en raison de la répétition des scenarii, de la redondance des situations, du constat que le temps passe et que ces choses que l'on vous a souhaitées l'année dernière et qui sont capitales pour toucher au bonheur vous manquent toujours un an après.

 

Les gens heureux ne perçoivent pas - que dis-je, ne conçoivent même pas - à quel point, par les voeux, on accentue la douloureuse absence de ces choses sur lesquelles on n'a d'autre pouvoir, que celui de constater qu'on les a, ou de continuer d'espérer qu'elles arrivent, enfin. Pour ce qui me concerne, c'est particulièrement l'Amour qui me fait défaut, mais tous ceux qui ne sont pas heureux (sans forcément être malheureux) ne peuvent qu'identifier au cours de la "cérémonie des voeux" cet élément essentiel qui brille par son absence. Et qu'il est amer de voir que les autres ont également perçu cette absence ! Les gens, pourtant bien intentionnés , ne mesurent comme il est douloureux de voir passer les ans sans les éléments essentiels à une vie épanouie, et à quel point la cérémonie des voeux est difficile pour ceux qui ne nagent pas dans le bonheur. Donc, vivement le 1er février, qu'on en finisse avec les voeux.

 

En fait, pour 2012, je vous souhaite seulement d'être heureux, par tous les moyens ! De mon côté, je vais essayer que cette année soit celle de toutes les concrétisations. J'espère y arriver ! Je vous tiens au courant.

 


 


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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 14:33

Bonjour Chers Lecteurs,

 

Voici un grand moment que je n'ai pas pris la plume, mais j'ai été très occupée. J'ai en effet commencé un nouveau boulot à Paris, et j'ai dû organiser un déménagement, qui s'est transformé en deux puis en trois chargements pour des raisons idiotes qui ne valent pas la peine d'être explicitées. Mais voila, je suis seule ici, avec quelques amis et un peu de famille lointaine. Je le vis bien et j'ose espérer que le nouveau départ va réellement s'enclencher aujourd'hui !

 

J'ai un chouette appartement en proche banlieue, et mon travail est intéressant, même si, contrairement à ce que j'aurais souhaité, je ne suis pas enquêtrice de terrain, mais juriste "sédentaire", ce qui correspond au demeurant avec mes compétences de base. C'est certes mieux pour mon état de fatigue, puisque j'ai des horaires réguliers, dans un bureau tout confort, avec toilettes à 10 mètres de ma porte, mais le travail de terrain m'aurait réellement changé. Surtout que je suis amenée à retourner un peu au tribunal, et ce n'est pas sans un assez sévère pincement au coeur que je me trouve dans la salle des pas perdus, sans ma robe. L'accent est donc fortement appuyé sur le renoncement à ma chère carrière d'avocat.

 

Au niveau de ma maladie, je vais bien, même si mon transit est d'autant plus  irrégulier que je fais beaucoup de choses, et on peut dire qu'actuellement mes journées sont très remplies. J'ai fait une pochite après un été très mouvementé : mon ami a eu un grave problème pulmonaire, ce qui m'a fortement secouée... L'attente des résultats de ses examens n'est pas bonne pour moi, je n'arrive toujours pas à résister aux stress en tous genres, que j'encaisse sans rien dire mais qui résultent quelques semaines après en un trouble marqué de mon intestin. Et je suis toujours sous traitement anti dépresseur... Si vous avez des astuces, je suis preneuse, parce que j'en ai assez de payer mes contrariétés à coup de fatigue et de douleurs... 

 

J'ai dépassé la date anniversaire de ma colectomie non sans y penser, mais plus sereinement que les années précédentes. Il y a quatre ans déjà que j'apprends à vivre avec ce nouveau corps, et je trouve que je ne m'en sors pas trop mal.

 

J'ai deux articles sur le feu, vous aurez donc rapidement de la lecture ;)

 

A tout bientôt, donc.

 

A

 

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 15:05

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année 2011. Une bonne santé surtout, c'est le plus important et nous sommes tous bien placés pour le savoir !

 

 


 

 

Pour moi, le réveillon a tourné court : j'ai eu un épisode de vomissement inexpliqué à 22.30, alors que j'étais au théâtre, voir une comédie intitulée Soiréedemerde.com ! C'était prémonitoire, sans doute. Peut-être devrais je bannir à tout jamais la moindre goutte d'alcool, car j'ai remarqué que ces épisodes intervenaient souvent après que j'ai bu un peu. Mais quand je dis un peu, c'est un TOUT PETIT PEU. Pour hier, deux cm d'une flûte de champagne et un cm de verre de vin rouge. La fois d'avant c'était deux verres de punch... La prochaine fête, ce sera Champomy et D'Artigny sans alcool, parole ! Je suis fatiguée aujourd'hui, mais je vais mieux.

 

Je ne peux que remarquer que j'ai arrêté de vomir à 23h30, donc, encore en 2010.

 

Bonne nouvelle, 2011 commence plutôt sous de bons hospices ! 

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 14:20
Les années passent et ne se ressemblent pas, mais les bons voeux, si. Je souhaite le meilleur pour l'année à venir à tous les lecteurs de ces pages, à tous ceux qui souffrent et à ceux qui se posent des questions sur les souffrances des autres.

Que 2010 soit l'année de tous les espoirs.


Bonne et heureuse année 2010.

big_bonne_annee.jpg
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:23
Depuis un mois, me revoilà étudiante... 6 ans après avoir quitté les bancs de la fac, me revoici en formation pour un an...

Le barreau, je ne peux plus, je ne veux plus... je le tiens pour responsable de l'aggravation de ma maladie, de son accélération... quand je retourne à mon bureau tout neuf pour récupérer un document, ou traiter une petite affaire confiée par un proche, ou faire ma comptabilité annuelle, l'angoisse me monte, ma gorge se serre, j'ai envie d'une seule chose : partir en courant...

Alors, j'ai fait des demandes d'emploi dans des sociétés privées, en qualité de juriste, mais sans succès...

Donc, plutôt que de passer une année de plus à ne rien faire, dans l'espoir de trouver un emploi qui me corresponde mieux, j'ai décidé de spécialiser mes connaissances. Et me voila en classe, avec une trentaine d'autres étudiants, à peine majeurs pour la plupart.

Ma rentrée fut très contradictoire... J'étais à la fois ravie de reprendre une activité, et de retourner à la fac, environnement rassurant que je connais bien, et en même temps très touchée de "retourner en arrière"... touchée dans mon amour propre, moi qui ai toujours tout réussi dans ce domaine, sans la moindre année de retard... Avec le temps, je me suis habituée à l'idée, et les jeunes des ma promo sont vraiment agréables et drôles...

Ce qui me gêne le plus, finalement, c'est cette fatigue que je ressens encore si souvent... Je n'ai cours que trois jours par semaine, et je dois me lever à 7h, ce qui n'est pas particulièrement tôt... L'heure du réveil est très difficile à vivre, je ne peux me lever, je reste au lit le plus longtemps possible... le premier jour des trois, j'arrive difficilement à être efficace en cours. Le second jour, un peu moins, le troisième jour, je m'endors physiquement... c'est affreux cette sensation que votre corps ne vous répond plus... je lutte pour garder mes yeux ouverts, malgré l'intérêt que je peux porter à l'enseignement dispensé, je sursaute au bruit d'un camarde qui tousse... je prends la bras qui bouge de ma camarade de devant pour mon chat et je manque de le caresser, avant de réaliser, dans un sursaut, que je ne suis pas sur mon lit... En rentrant à la maison, je ne peux rien faire d'autre que m'allonger, dormir, et aller aux toilettes évidemment... Ah oui, et puis, je suis en retard, tout le temps... Je pars toujours à la bourre, très très juste...

Jamais je n'avais ce type de réaction avant la maladie, même si j'ai toujours été une grosse dormeuse... je crains parfois à présent de m'endormir au volant...

Car ce paramètre n'est pas à négliger !  Les trois selles par jour que j'arrivais à comptabiliser il y a quelques semaines sont de loin dépassées, maintenant que je dois me lever, et m'activer dès le matin. Je dois souvent utiliser les toilettes de la fac, m'éloigner le plus possible du groupe, pour éviter qu'ils entendent les bruits, et Dieu sait qu'ils s'entendent, jusque dans le couloir... alors, le temps de revenir en classe, car je ne fais plus ces choses là en trois minutes, le cours a souvent déjà repris... c'est terriblement embarrassant : j'ai l'étiquette de la fille qui est toujours en retard. Mais ce n'est pas si grave... Et puis j'ai si souvent mal... Rester assise pendant 7h d'affilié n'est pas la position la plus confortable et fort souvent dès 15 h, de violentes douleurs gazeuses se font ressentir, pour ne plus me quitter jusqu'au soir, alors même que j'ai dégrafé mon pantalon...



Tout me parait difficile, chaque contrainte, un mur à escalader...

Alors, qu'en sera-t-il de ma place au sein d'une entreprise privée, où on attendra de moi performance, célérité, réactivité ? Où j'aurais sur le dos une hiérarchie ? où la bonne marche de l'entreprise toute entière reposera sur mes épaules tremblantes ?

Qu'en sera t il des jours où je serai fatiguée, en épisode de diarrhée, comme en ce moment, et où je devrais manquer mon travail ?

Ne devrais je pas revoir mes prétentions une fois de plus, vers un métier plus "plan plan" ? Je pense tenter d'entrer dans la fonction publique... pourquoi pas à l'inspection du travail ? Mon dossier de demande de travailleur handicapé est formé, je n'ai plus qu'à le déposer...

Je suis en pleine quête de mon avenir professionnel, moi pour qui tout a toujours coulé de source dans ce domaine... aujourd'hui, je suis  perdue...
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 22:01
Trois interventions et une longue période de récupération ont eu raison de ma masse musculaire. Chaque mouvement un peu poussé de la vie quotidienne est une véritable épreuve : j'ai mal au dos quand j'ai fini de passer la serpillière, je suis à bout de souffle après deux étages, j'ai des courbatures si je marche cinq minutes... Alors cette fois c'est décidé, je vais réveiller sportivement mon corps !

Après trois ou quatre visites dans une salle de gym proche de chez moi, je me décide à m'inscrire. J'explique bien évidemment aux moniteurs que je réalisais une reprise, après de gros soucis de santé, et un repos de plusieurs années... Très compréhensifs, ils m'expliquent qu'ils vont m'aider à reprendre tout doucement, mais sûrement un entrainement régulier et efficace. J'irai au minimu tous les lundis et tous les mercredi.

Ravie de ces informations, je monte donc dans la salle où le cours de step va commencer. J'aime cette activité. Elle me vide la tête et me fait mouiller le Tshirt. J'avais l'habitude de la pratiquer au moins trois heures par semaine avant. J'étais assez douée, je suivais bien... Je n'étais pas trop essoufflée, juste ce qu'il faut pour se sentir travailler.. Mais biensûr, c'était il y a plusieurs années.

La musique commence, et je démarre fièrement à m'agiter. Je suis bien le prof. Ce cours est bref, 30 minutes. il est censé être basique, que j'ai traduit comme "pour débutant", et donc accessible. Je suis bien droite, et je me sens reprendre possession de mon corps. Je sens que je commande mes muscles, que je me sens respirer, contrôler mes prises d'air et non plus respirer haletante machinalement... Je suis un peu rouge, mais cela me donne bonne mine.

Je commence quand même déjà à avoir soif... je bois un peu et en profite pour souffler quelques secondes, sans perdre le rythme ... Je me replace dans la chorégraphie, et je me sens étrangement essouflée. Je sais qu'un effort risque de me faire naître une crise d'asthme (je vous avais jamais dit que j'étais aussi asthmatique ?). Je prends, un peu par prévention, une belle bouffée de Ventoline® et me remets dans la danse. Je ne peux pas retrouver ma respiration. Je sens que j'ai de plus en plus de difficultés à respirer, et que ma transpiration devient froide...

Je me recule et m'appuie contre le mur. Je me sens vasciller. Je m'assieds. Des bourdonnements et des flashs noirs et lumineux troublent mes sens. Soudain, je vois dix personnes autour de moi, à me demander si ça va aller... "- Ah je suis si blanche que çà", dis je en voyant l'attroupement formé.... "heu.. oui vous n'êtes pas très rose"...

Bon ben voila, je fais un malaise après un quart d'heure d'effort. J'ai mal au ventre... j'inaugure l'unique cabinet de toilette de la salle de sport qui me parait contenir des dizaines de personnes. Je "dégaze" bruyamment et très gênée... ca sent mauvais. Il n'y a aucun désordorisant dans ces wc !! Et je n'ai pas mes allumettes, désodorisant naturel et hyper efficace... Pas de balayette non plus... horreur !  En plus on cherche à entrer... On attend donc pour prendre ma place... Je fais autant que je peux pour finir vite, et rentrer chez moi. 

 Le step, c'était peut être une activité trop violente pour un début... Je suis maintenant que j'ai repris mes esprits écarlate, et brûlante. Mes affaires sont trempées de sueurs froides.

Ce besoin d'aller à la selle, je l'ai ressenti avant de partir pour la salle. Et puis, je me suis dit que je pouvais reporter la corvée à mon retour, comme je le faisais avant (et comme je le fais parfois aujourd'hui quand j'ai des activités sédentaires à réaliser)... En fait, avec l'exercice, les gaz n'ont fait que se balader dans mon intestin, ce qui est fort inconfortable, et qui a certainement provoqué ce malaise... A moins que ce ne soit tout simplement mon manque d'exercice ?

Je suis partagée entre deux sentiments, la satisfaction de reprendre une activité sportive, même progressivement, et la frustration de n'avoir pas tenu plus d'un quart d'heure. J'ai à la fois repris possession de mon corps et pris conscience de mes limites, de mon nouveau corps, de mon nouvel état...

Je décide que je ne me découragerai pas aussi facilement, et que je recommencerai le step après seulement avoir fait plusieurs mois de travail musculaire en piscine pour reprendre de l'endurance, et de la force, et pour retravailler mon souffle. Et peut être qu'alors, je pourrais à nouveau m'essoufler sans risque de tomber.
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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 00:50
Quand on est atteint de Crohn ou de RCH, le problème majeur est que les besoins naturels sont impérieux et fréquents. De jour comme de nuit.

Alors, la nuit, on  se lève. Une fois, deux fois, dix fois... selon  le degré d'atteinte. Les douleurs sont ravivées à chaque fois, une fois, deux fois, dix fois... selon le degré d'atteinte. Et les nuits sont  coupées, découpées, taillées... Et le sommeil est chaque fois plus difficile à retrouver... et l'on est fatigué le jour suivant. On espère trouver le repos la nuit venue, mais la poussée étant de longue durée, la nuit suivante, on se lève une fois, deux fois, dix fois... et l'on se lève épuisé...

 Le cercle vicieux de la fatigue chronique est enclenché.

Alors quand enfin, on accepte d'arrêter de travailler, on profite de ces matinées, où l'on peut récupérer un peu. On dort. On dort. On ne se réveille que pour aller à la selle. J'ai dormi des journées entières, matin et après midi, soir et nuit...

Pendant la période intermédiaire où l'on a la poche, on ne dort guère mieux. Entre les débuts difficiles où les positions sont inconfortables, les centaines de questions insolubles qui nous trottent dans la tête, les fuites potentielles, et les vidanges de la poche, ce n'est pas durant cette période que l'on passe ses meilleures nuits...
Avec l'intervention, et surtout la remise en continuité, on a les mêmes désagréments que pendant une poussée de RCH ou de Crohn, du moins les premiers temps, les douleurs en moins, ce qui n'est pas négligeable .Les dernières selles se font tard le soir.  Les premières se font dès l'aube... les nuits hachées ne sont pas encore du passé. On se lève dix fois, puis deux fois, puis une fois par nuit... Mais on ne se rendort pas facilement, bien qu'il m'arrive parfois de m'assoupir sur le trône...


Et pendant ce temps là, l'organisme s'adapte. Il s'adapte à s'endormir très tard, et à se réveiller en conséquence très tard, trop tard, la matinée passée... et le soir venu, le sommeil ne vient pas. Il tarde, tarde... L'heure de l'endormissement est repoussée, toujours plus loin...  et l'heure du réveil de la même façon...

Comment reprendre un rythme de vie normale ? Comment retrouver une vie sociale normale alors que les douleurs sont atténuées, que les désagréments disparaissent, et que la vie semble enfin à nouveau sourire ? 

Faudra t il encore longtemps que je me drogue pour espérer dormir à une heure décente ? Il est 1h10, un an après la continuité, et je n'ai pas sommeil...

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 22:58
Tic... Tac... Tic... Tac...

Chaque mois, chaque quinzaine, je l'entends. Tic... tac... tic... tac... encore un ovule de perdu... tic... tac... et toujours pas de papa pour mon futur enfant... tic... tac... Etant opérée, mon horloge tourne plus vite que chez les autres femmes, et plus j'attends, plus les adhérences cicatricielles se seront développées en moi, plus ce sera difficile de concevoir un enfant... tic... tac...

Avant la mésaventure de l'aggravation de ma maladie, je savais que je voulais être mère, bientôt. Mais finalement, demain, dans un ans, ou dans dix, quelle importance... je n'étais pas pressée.

Depuis l'opération, j'y pense chaque jour, et je l'entends le tic... tac... qui me dit "bouge toi !"  Et je suis bêtement attendrie quand je croise une femme enceinte, et je fais des projets, je cherche un appart' avec une pièce de plus, et je regarde les promotions dans les magasins de puériculture... et je pleure quand, tic... tac..., je me fais surprendre : un mois de plus s'est écoulé.

Comme il m'est aujourd'hui difficile d'apprendre les grossesses de mon entourage... Comme il m'est rendu difficile d'arpenter les rayons bébés des hypermarchés... comme j'ai du mal à retenir mes larmes... tic... tac...

Je me suis donné un ultimatum. Si à 30 ans, je n'ai pas de papa pour mon petit, je le fais toute seule. Egoïste ? peut être... mais je ne peux pas prendre le risque de n'avoir  jamais d'enfant. Seule, et mère plutôt que mariée et sans enfants, c'est mon credo. Et il aura de l'amour cet enfant, il en aura pour deux !

Franchir le pas serait difficile à admettre, mais moins dur que de me dire que je ne pourrais pas avoir d'enfant.

Il y  a encore peu de temps, cette idée était assez abstraite... Mais voila que dans deux mois j'aurai 29 ans... et pas le moindre compagnon... tic... tac...

Et je touche chaque jour d'un peu plus près la réalité de ma solitude et l'urgence qui se profile... si j'attends trop, ce sera trop tard...

Quelle option choisir, un donneur inconnu, parfaitement anonyme ? un amant de passage, que je prendrais en traître ? un père pour l'enfant, qui partage sinon ma vie, au moins les mêmes valeurs que moi quant à son éducation ? Mais si nous ne nous entendons pas, et s'il veut m'enlever mon enfant ?

Les questions que l'enfant se posera une fois devenu grand me hantent déjà. Il serait un peu comme un orphelin, sans connaître son patrimoine génétique, sans rien savoir sur ses origines... Il trouvera sûrement que sa mère a été assez nulle pour ne même pas être capable de se faire aimer... il m'en voudra...



Tic... tac...
et pendant que je m'interroge, l'horloge, elle, tourne... et tourne vite... tic... tac...
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 12:56
Je suis avocate. j'ai eu du mal pour en arriver là, et j'ai hypothéqué mes années de santé dans le but de m'épanouir dans ma vie professionnelle. Je me disais que ces années où je ne m'amusais pas, où je ne sortais pas, ces week end que je passais à étudier seraient récompensés par une profession qui me permette de bien vivre, et d'avoir un métier qui me rendrait heureuse. C'était un mauvais calcul... mais je ne pouvais pas le deviner.

J'ai exercé, pendant un an et demi à plein régime, et malgré les douleurs, malgré les hémorragies récurrentes, malgré la fatigue générale qui s'aggravait de semaine en semaine. Je me souviendrais toujours de ce dernier jeudi matin, juste avant l'hospitalisation, où j'avais couru de tribunal en tribunal, où j'avais plaidé un dossier difficile au prud'hommes, un en correctionnel, un au Tribunal d'instance et 2 au juge aux affaires familiales, fait trois démarches administratives, travaillé, entre deux audiences sur les dossiers de la semaine suivante, et accessoirement, quitté, par un texto courageu,x, mais on ne peut pas être forte sur tous les plans, mon petit ami du moment... J'avais commencé la cortisone, j'étais blanche comme un linge et sans aucune ressource physique et pourtant, j'ai tout assumé du mieux que je pouvais.

Cette matinée est l'archétype même de cette profession, et c'est pour cela que je l'ai choisie : épanouissement intellectuel, satisfaction du travail accompli, appréciation des magistrats, bagarres confraternelles, satisfaction financière....

Aujourd'hui, je ne pourrai plus exercer cette profession. Trop de charge, trop de course partout, tout le temps. Trop d'exigences en terme de temps et d'energie. Je n'ai plus envie. Aujourd'hui, je veux une vie professionnelle tranquille. Je veux travailler pour vivre, et non vivre pour travailler.

Oui mais voila, avec un cursus universitaire suivi dans le seul but de devenir avocat, on ne peut guère faire autre chose... qu'avocat.  Avec le recul, je me dis que peut être j'aurais dû diriger mes études dans un sens plus stratégique (si j'avais su, j'aurais fait du droit des affaires, ou du droit social plutôt que du droit judiciaire). Alors je cherche, je cherche. Le net est un outil précieux, mais il est aussi responsable de grande déception... Les CV déposés restés sans réponse, les réponses négatives, mon CV ne correspondant pas exactement aux exigences du poste, ou alors PIRE l'excuse suivante : "Mademoiselle, vous êtes trop diplômée, vous allez vous ennuyer dans ce poste"... mais moi je veux d'un poste tranquille... qui est ce DRH pour juger pour moi ce qui sera bon pour moi ?

De nombreuses questions bien-sûr se posent à moi. Dois je parler de ma maladie, dois je donner mon expérience réelle... de quel salaire dois je me contenter ?

L'important aujourd'hui pour moi est de reprendre une activité professionnelle, car les indemnités journalières des avocats débutants ET malades ne permettent vraiment pas de faire face à la vie quotidienne...

Comme si les soucis de santé ne suffisaient pas, s'ajoutent chaque jour un peu plus, les soucis de trésorerie...

Satanée RCH...!
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Présentation

  • : Le blog de audrey a
  • : Je viens de subir une chirurgie lourde et éprouvante, suite à une recto-colite hémorragique, une maladie chronique de l'intestin. Ce blog a pour objet de faire partager les différents sentiments, les centaines de questions que j'ai pu me poser depuis l'aggravation de la maladie. Je ne suis pas médecin, et ne détiens aucune autre connaissance que celle que mon expérience propre m'a permis de vivre. Puisse ce recueil de pensées, de questions, de doute, d'état d'âme et d'espoir être utile à d'autre
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